Bienvenue sur mon blog qui nest plus mis à jour depuis un moment, mais que je garde par nostalgie et dans l'idée de peut-être un jour réécrire...

Daredevil : le justicier aveugle de Stan Lee sur Netflix

daredevilAprès Gotham et Powers, laissez-moi vous parler rapidement de Daredevil, la nouvelle série de Netflix, dont l’intégralité de la première saison (13 épisodes de 50 minutes), est sortie vendredi dernier.

On y retrouve Matt Murdock et Foggy Nelson, avocats tout juste diplômés qui ouvrent leur cabinet à Hell’s Kitchen. Matt, aveugle suite à un accident lors de son enfance, rend de son côté une justice plus sauvage en enfilant sa cagoule la nuit. Daredevil n’est pas encore né : avec cette série, Netflix nous offre ses débuts : héro aux sens sur-aiguisés, Matt est présenté comme perdu entre son éducation catholique, la promesse de non-violence faite à son père boxeur et ses interventions musclées…

Pour être franc, après avoir fini cette saison (et c’est déjà ce que j’ai ressenti dans Gotham avec le Pingouin), il me semble que le personnage le plus travaillé est le « méchant ». Wilson Fisk, armoire à glace au crâne rasé qui deviendra par la suite le « Caïd », a ici beaucoup de profondeur. Il est presque plus attachant que Matt, en boss torturé, amoureux et implacable à la fois.

Le très bon point, pour moi qui ai découvert gamin les aventures de Daredevil dans les Strange de mon oncle, c’est que l’adaptation est assez fidèle aux souvenirs que je m’en faisais. La série est hyper sombre autant sur le fond que la forme : une grande partie des interventions de Matt se déroulent la nuit, les combats sont très durs et réalistes et tous les personnages sont plus ou moins torturés…

Bref, voilà une série d’action qui s’en sort plutôt bien et qui permettra sûrement à Marvel de rester dans la course face au Gotham de DC. Vous pouvez retrouver tous les épisodes sur Netflix, et rassurez-vous, ça n’a rien à voir avec le nanar sorti au cinéma au début des années 2000. Bon visionnage !

Powers de Bendis adapté en série TV

Powers-comicsIl y a quelques mois, je vous parlais de Gotham, dont la première saison est sur le point de se terminer et qui, finalement, n’était pas si mal pour une adaptation. Restons sur ce même sujet pour écrire quelques lignes sur Powers, le comics de Bendis sorti dans les années 2000. Autant être franc, entre Transmetropolitan, Tony Chu, Walking Dead, 100 bullets et tous les grands classiques que je me suis enfilés ces dernières années, j’étais un peu passé à côté de ces albums. Honte à moi ! A l’occasion de la sortie de l’adaptation en série télé, j’ai lu le premier tome, et vu les quatre premiers épisodes, histoire de comparer un peu les deux.

Dans l’un comme dans l’autre, on suit deux policiers, qui enquêtent sur des affaires liées aux super-héros. Christian Walker et Deena Pilgrim côtoient dans leur quotidien, des « super » aux pouvoirs les plus divers et feront jouer les relations de Christian, qui est en fait un ex-super ayant perdu ses pouvoirs.

Soyons francs, la bd est très bonne, et la série tourne pas mal mais certains points sont quand même très librement adaptés. Je vais essayer d’en parler sans spoiler leurs intrigues respectives.

  • La mort de Rétro Girl

powers-TVDans le comics, la mort de Rétro Girl est le point de départ de l’enquête des deux détectives : pas de spoil, c’est dans le titre : Powers 1 . Qui a tué Rétro Girl ? A la télé, l’intrigue est toute autre et Rétro Girl, personnage central, est vivante.

  • Calista

Gamine d’une dizaine d’année ramassée après une intervention par Walker dans le comics, elle est, sur écran, quasiment majeure, et joue un personnage prêt à tout pour avoir des pouvoirs.

  • La double identité de Walker

La double vie de Walker en tant que Diamond et ses anciens pouvoirs ne sont pas connus dans le comics, il cache même son histoire, alors que son passé est de notoriété publique sur petit écran.

  • Le casting

On oublie Calista vieille, mais Walker n’a pas vraiment le format énorme armoire à glace qu’on lui connait dans le comics… Encore plus drôle, du papier à l’écran, Deena passe d’une blondinette à une ravissante petite black tandis que le commissaire passe d’un bonhomme bedonnant à une grande tige. Pour les fans ayant lus les albums longtemps auparavant, il y a de quoi être un peu perdu !

On l’avait vu dans l’adaptation de Walking Dead, quelques changements dans le scénario, quelques modifications de personnages, et le tour est joué : les fans ne savent pas (trop) en avance ce qu’il va se passer et retrouvent l’univers qu’ils aiment, tandis que les amateurs de séries apprécient un découpage pensé pour le format et un scénario adapté à leurs attentes… Rien de bien méchant en fin de compte. Enfin bref, jetez-y un œil, c’est diffusé sur le Playstation Network et sur OCS Choc (qui diffuse en autres the Walking Dead, Boardwalk Empire, Game of Thrones ou encore la très réussie Houdini).

Pilules bleues de Peeters

Pilules bleuesEn septembre dernier, Arte avait eu la bonne idée de diffuser pour la première fois Pilules bleues, l’adaptation télévisée de la bande dessinée éponyme de Frederick Peeters. Le film était plutôt bon, et (d’après moi) complétement fidèle à la BD, mais cette sortie me donne surtout l’occasion de vous parler du roman graphique, qui fût l’une de mes plus belles découvertes lors de ces quatre années passées à Angoulême.

Frederick Peeters raconte ici sa vie de couple : la rencontre de sa compagne, leur amour naissant puis leur vie quotidienne et ses difficultés, ses questionnements, ses bouleversements. Celle-ci est séropositive et a un jeune enfant. En parlant de la maladie et en l’abordant personnellement, comme quelqu’un qui en découvre tout, Peeters s’attaque aux idées reçues : il compare ce que chacun pense savoir de cette maladie à la réalité de la vie quotidienne…

Fin 2013, pour le plus grand plaisir de leurs lecteurs, Atrabile et Peeters avaient proposé une très belle réédition de cet incontournable sorti en 2001 et épuisé jusqu’à lors. A la fin de l’album, on pouvait y découvrir quelques pages proposant un « retour » sur la dizaine d’années passée depuis la sortie de « Pilules bleues ». Depuis, cette édition semble elle aussi plus ou moins épuisée…

Je vous engage donc à lire de toute urgence ce roman graphique, et si vous êtes amateur de SF et de planet-opera, à découvrir les autres incontournable de Peeters : Lupus (lui aussi réédité récemment en une belle intégrale chez Atrabile) ou encore Aâma édité par Gallimard.

Retrouvez le film sur Arte VOD et empruntez le roman graphique en biblio ou encore mieux, achetez-le si vous le trouvez à un prix raisonnable…

CaddieTitre : Pilules bleues
Auteur : Frederick Peeters
Éditeur : Atrabile